Principe pollueur-payeur enfin appliqué aux PFAS : les industriels face à la redevance du 1er septembre 2026
Après 19 reports, le dispositif de redevance pour les rejets de PFAS entre enfin en application le 1er septembre 2026, incarnant le principe pollueur-payeur mais soulevant des questions d'efficacité selon les associations environnementales.
La redevance pollueur-payeur sur les rejets de PFAS votée le 27 février 2025 est enfin appliquée depuis le 1er septembre 2026 après 19 reports successifs. Chaque industriel rejetant ces polluants éternels dans l'eau devra s'acquitter d'une taxe. Les associations environnementales émettent cependant des critiques : la redevance ne devrait générer que 5 à 10 millions d'euros annuels, un montant jugé insuffisant pour dissuader réellement la pollution. Selon ses détracteurs, cette mesure risque de fonctionner davantage comme un « permis de polluer à prix modique » qu'une véritable incitation à réduire les émissions. Les sommes collectées doivent alimenter les budgets des agences de l'eau pour la dépollution et la prévention.
« « La redevance ne devrait rapporter, dans sa configuration actuelle, que 5 à 10 millions d'euros par an, ressemblant davantage à un 'permis de polluer' à prix modique » »
Chiffres clés
19reports successifs de la mise en application
ArkCity
2026
5 à 10millions d'euros estimés par an
Associations environnementales citées par ArkCity
2026
100euros pour 100 grammes de PFAS rejetés
Loi du 27 février 2025, décret 27 juin 2026
2026
Source originale
Cet article a été identifié par la veille Filtrabio sur ArkCity. Pour lire l'intégralité du contenu original, rendez-vous sur le site de la source.
Lire l'article complet sur ArkCity↗S'ouvre dans un nouvel onglet, vous restez sur Filtrabio.
Le regard Filtrabio
Démontrer que la responsabilité industrielle (redevance) est insuffisante sans prévention à la source. Justifier auprès des consommateurs la nécessité de solutions complémentaires de protection domestique face à la persistance du problème malgré les mesures publiques.
Pour aller plus loin
3 questions pour tout comprendre
Combien rapporte la redevance PFAS pollueur-payeur en France en 2026 ?
Entrée en vigueur le 1er septembre 2026 après 19 reports successifs, la redevance PFAS fixée à 100 euros pour 100 grammes rejetés (loi du 27 février 2025, décret du 27 juin 2026) ne devrait générer que 5 à 10 millions d'euros annuels selon les associations environnementales citées par ArkCity. Ces sommes alimenteront les budgets des agences de l'eau pour la dépollution et la prévention.
Sources : Loi du 27 février 2025, décret 27 juin 2026, ArkCity, associations environnementales
Pourquoi la redevance PFAS est-elle critiquée comme un permis de polluer ?
Les associations environnementales estiment que le tarif retenu — 100 euros pour 100 grammes de PFAS rejetés — reste trop faible pour décourager réellement les industriels. Avec seulement 5 à 10 millions d'euros attendus par an, la mesure ressemblerait davantage à un « permis de polluer à prix modique » qu'à une véritable incitation à réduire les émissions de polluants éternels dans les eaux françaises.
Sources : ArkCity, associations environnementales, loi du 27 février 2025
Comment filtrer les PFAS et le cocktail de contaminants de l'eau du robinet à domicile ?
Face au cocktail de contaminants — PFAS, résidus de micropolluants industriels et agricoles — présents dans l'eau potable, l'ANSES et la directive européenne 2020/2184 reconnaissent l'efficacité du charbon actif granulaire (CAG) pour réduire fortement ces substances. Un purificateur d'eau ou filtre anti-PFAS intégrant des médias de filtration Filtrabio à base de CAG constitue une approche de précaution éclairée pour retrouver sérénité au quotidien, en complément des contrôles publics.
Sources : ANSES, directive EU 2020/2184
Vous voulez savoir ce que contient l'eau du robinet chez vous ?
Analyser l'eau de ma commune →