Chrome VI
Contaminant industriel rendu célèbre par l'affaire Erin Brockovich. Cancérogène par inhalation (CIRC groupe 1). Le charbon actif est peu efficace sur le Cr(VI) anionique — une réduction chimique est nécessaire.
Présence au robinet
2/5
Préoccupation scientifique
4/5
Type d'exposition
Chronique (long terme)
Indice Filtrabio
/ 10
Efficacité Filtrabio : Efficacité limitée
◉◉○○○
Le chrome VI (chromate) est peu retenu par le charbon actif standard. Un traitement spécifique (réduction en Cr III + échange ionique) est nécessaire pour une élimination efficace.
Répartition géographique
Où trouve-t-on chrome vi dans l'eau ?
Zones à concentration élevée
La contamination au chrome VI dans les eaux est localisée autour des sites industriels historiques : chromage, tanneries, industrie chimique. En France, les zones les plus concernées sont les anciens bassins industriels (vallée du Rhône, Nord-Pas-de-Calais, Alsace). Le chrome VI est très mobile dans les nappes en raison de sa forme anionique.
Contexte français
L'affaire « Erin Brockovich » (Hinkley, Californie, 1993) a médiatisé la contamination des eaux par le chrome hexavalent d'origine industrielle. En France, les sites industriels contaminés au chrome sont recensés dans la base BASOL. La Directive EU 2020/2184 fixe une limite pour le chrome total (25 µg/L) mais pas de limite spécifique pour le chrome VI — un sujet en discussion au niveau européen.
Directive EU 2020/2184
25 µg/L pour le chrome total (Directive EU 2020/2184, Annexe I Partie B) — pas de limite spécifique pour le chrome VI (en cours de discussion). L'OMS recommande 50 µg/L pour le chrome total.
Seuil réglementaire européen
L'ANSES a évalué les risques liés au chrome dans l'eau et recommande la surveillance des formes hexavalentes (Cr VI) distinctement du chrome total. L'agence note que le chrome trivalent (Cr III) est un oligo-élément tandis que le chrome hexavalent est classé cancérogène certain par inhalation et fait l'objet de préoccupations croissantes pour l'ingestion.
ANSES / INSERM
La solution Filtrabio
Le Raffineur d'Eau agit sur chrome vi
Le chrome VI sous forme d'anion chromate (CrO₄²⁻) est peu retenu par le charbon actif granulaire standard utilisé par l'Affineur d'Eau Filtrabio. Sa charge négative le rend résistant à l'adsorption sur GAC. Les technologies efficaces nécessitent une réduction chimique du Cr(VI) en Cr(III) suivie d'une précipitation ou d'un échange d'ions. Filtrabio reste utile contre le cocktail global de contaminants, mais n'est pas adapté à un problème spécifique de chrome VI.
L'essentiel en 30 secondes
Le chrome hexavalent (chrome VI ou Cr⁶⁺) est la forme la plus préoccupante du chrome. Rendu célèbre par l'affaire Erin Brockovich aux États-Unis (contamination industrielle des eaux de Hinkley, Californie), il fait l'objet de préoccupations scientifiques croissantes concernant l'exposition par voie orale.
Il est important de distinguer le chrome III (oligo-élément, forme stable, peu toxique) du chrome VI (contaminant industriel, très mobile dans l'eau, classé cancérogène certain par inhalation par le CIRC (groupe 1)). Le débat scientifique porte aujourd'hui sur la cancérogénicité par ingestion, qui reste controversée.
En France, la contamination au chrome VI dans l'eau potable est localisée autour d'anciens sites industriels. La Directive EU 2020/2184 fixe une limite de 25 µg/L pour le chrome total, sans distinction Cr III / Cr VI — un point qui évolue.
Groupe 1
classification CIRC/IARC — cancérogène certain par inhalation. Toxicité par ingestion débattue.
Source : IARC Monographs, Volume 100C (2012)
25 µg/L
limite européenne pour le chrome total dans l'eau potable (pas de seuil spécifique Cr VI)
CrO₄²⁻
forme anionique du chrome VI — très mobile et soluble dans les eaux souterraines, difficile à retenir
Chrome III vs Chrome VI : deux réalités très différentes
Source : OMS 2022, IARC Monograph Vol. 100C, ANSES 2012, Directive EU 2020/2184
Chrome III vs Chrome VI — ne pas tout confondre
1. Chrome III (Cr³⁺) — un oligo-élément
Le chrome trivalent est un oligo-élément présent naturellement dans l'alimentation (viandes, céréales complètes). C'est la forme stable et peu toxique du chrome. Il précipite facilement dans les sols et les eaux, ce qui limite sa mobilité. La plupart du chrome mesuré dans l'eau potable est sous forme trivalente.
2. Chrome VI (CrO₄²⁻) — un contaminant industriel
Le chrome hexavalent provient principalement de l'industrie : chromage dur, tanneries, production de pigments, traitement du bois (CCA). Sous forme d'anion chromate (CrO₄²⁻), il est très soluble et mobile dans les eaux souterraines — l'inverse du chrome III.
3. Le débat sur la cancérogénicité par ingestion
Le chrome VI est cancérogène certain par inhalation (poumon — travailleurs du chromage). Pour l'ingestion, le débat scientifique reste ouvert. Des études américaines (NTP, 2008) ont montré des tumeurs chez le rat à des doses élevées, mais la transposition à l'humain à des doses environnementales est discutée. L'OMS et l'ANSES suivent l'évolution des connaissances.
Filtration du chrome VI — les limites du charbon actif
Soyons clairs : le charbon actif granulaire (GAC) est peu efficace contre le chrome VI. La raison est chimique : le chromate CrO₄²⁻ est un anion (charge négative), alors que la surface du charbon actif adsorbe préférentiellement les espèces neutres ou cationiques. C'est une limitation fondamentale du procédé.
Les technologies efficaces contre le chrome VI nécessitent une approche en deux temps :
- Réduction Cr(VI) → Cr(III) : par ajout de fer ferreux (Fe²⁺) ou passage sur fer zéro-valent — transforme le chrome hexavalent en chrome trivalent, moins mobile et moins toxique
- Puis précipitation ou échange d'ions : le Cr(III) obtenu est ensuite retiré par précipitation à pH basique ou par résine échangeuse de cations
- Osmose inverse : efficace directement sur le Cr(VI), mais énergivore et non sélective
L'Affineur d'Eau Filtrabio n'est pas adapté à un problème spécifique de chrome VI. Si vous êtes en zone industrielle à risque, faites analyser votre eau et orientez-vous vers une technologie dédiée. Filtrabio reste pertinent pour le cocktail global de contaminants (pesticides, chlore, PFAS) contre lesquels le GAC excelle.
Les composés du chrome hexavalent sont classés cancérogènes pour l'homme (Groupe 1) sur la base de preuves suffisantes chez l'homme pour le cancer du poumon. La cancérogénicité par voie orale fait l'objet de recherches complémentaires.
CIRC / IARC
Monographs on the Identification of Carcinogenic Hazards to Humans, Volume 100C, 2012
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Le chrome VI est un contaminant localisé qui nécessite des technologies spécifiques. Pour le cocktail quotidien de pesticides, chlore et PFAS présent dans toute eau du robinet, l'Affineur d'Eau Filtrabio est une solution de précaution éclairée.
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Sources et références
Les composés du chrome hexavalent sont classés cancérogènes pour l'homme (Groupe 1).
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